Swimming Pool

Swimming PoolSarah Morton, écrivain anglais célèbre pour ses romans policiers, a du mal à trouver l’inspiration pour son prochain roman. Son éditeur lui prête alors sa superbe maison, dans le sud de la France. Alors qu’elle s’habitue à la maison arrive Julie, la fille de l’éditeur dont les moeurs sont plutôt légères.

S’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à Ozon, c’est d’avoir un cinéma plutôt diversifié. De ‘Sitcom’ et sa parodie trash, à ‘8 Femmes’ et son cluedo théâtral, le jeune réalisateur a toujours surpris son auditoire en le prenant à contre-sens.
S’étant assuré une notoriété en France, il a désormais le loisir de choisir ses actrices sans trop de limitation (on se souvient du casting de ‘8 Femmes’). Ici ce sont donc Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier qui se donnent la réplique.

Encore un film interprété par des femmes, mais quelles actrices ! En choisissant Charlotte Rampling pour interpréter cette anglaise coincée, Ozon ne s’est pas trompé. Leur collaboration qui ne date pas de ce film (elle avait joué dans ‘Sous le sable’) apporte beaucoup au film.
Sagnier de son côté se révèle réellement dans un rôle dans lequel on avait pas l’habitude de la voir. Interprétant une fille très ‘ouverte’, elle va aller bien vite au clash avec cette Sarah Morton.

C’est cette évolution des rapports qui va nous mener à une intrigue difficile à prévoir. Comme d’habitude, Ozon nous manipule et nous emmène, à travers des scènes parfois surréalistes (une scène de danse à trois assez inimaginable) dans une histoire qui pourra laisser certains spectateurs méfiants de côté, mais qui emmènera assez loin ceux qui ont accroché à ce duel de femmes.

Grâce à une queue de poisson que ne renirait sans doute pas Shyamalan, Ozon renvoit le spectateur vers ses questionnements. Cette pirouette que certains pourront récuser ne pose pas particulièrement de problème mais on aurait aimer que cet artifice ne soit pas utilisé aussi simplement. C’est l’un des seuls points négatifs que cette piscine recelle. Mais pour le duo d’actrice et cette mise en scène légère, le film est à voir.

Sweet Sixteen

Sweet SixteenA bientôt 16 ans, Liam n’a pas eu une enfance rêvée. Avec une mère en prison et un beau-père dealer, il s’en sort comme il peut en vendant des cigarettes à la sauvette, et divers autres plans. Renvoyé de chez lui, il n’a plus qu’un objectif, partir avec sa mère dès qu’elle aura retrouvé la liberté.

Réalisateur Anglais engagé, Loach s’était déjà illustré à travers de nombreux films qui ont connus le succès (‘Land and Freedom’…) et qui ont su trouver un véritable public. C’est ainsi qu’on peut voir ce ‘Sweet Sixteen’ assez bien distribué en France, et on ne peut que s’en féliciter.

Située dans une banlieue écossaise, cette adolescence misérable et criminelle nous est racontée sans fioriture ni larmoiement. Loach utilise un style incisif, dur et extrêmement direct, pour nous raconter cette histoire, presque comme un documentaire. Symbole de ces nerfs à vif, Martin Compson, qui interprète de façon magistrale Liam, un jeune gamin de 15 ans paumé et pour qui la fin justifie les moyens. C’était un challenge de faire peser le film sur les épaules d’un acteur débutant, mais devant le naturel de l’acteur, plus aucun doute n’est permis : il explose l’écran.

Reprenant une histoire assez simple, mais en ajoutant quelques étapes, le film ne tombe jamais dans le morbide, mais tente plutôt de suivre simplement ce personnage attendrissant et instinctif.
A travers ces étapes, ces petits hauts pour de si grands bas, Loach nous dresse le portrait d’un Royaume plutôt désuni où la misère sociale reste un point important pour une partie de la population. Thème récurrent chez le réalisteur, il traite son sujet de façon poignante et juste, ce qui n’est pas fréquent.

Sorti en Angleterre avec une polémique importante (interdiction aux moins de 18 ans pour la présence d’insultes), ce ‘Sweet Sixteen’ est un film à ne pas rater, car outre le message essentiel, il nous montre qu’un acteur peut aussi être quelque chose d’instinctif.

Super Size Me

Super Size MeAfin d’en avoir définitivement le coeur net, Morgan se lance un défi pour le moins original : durant 30 jours il mangera matin, midi et soir au McDonald’s, sans jamais refuser un menu « super size » quand on lui propose.

Alors que Michael Moore devient une superstar internationale, le genre du documentaire prend de l’ampleur au cinéma. En quelques mois, plusieurs ‘docus’ sont arrivés sur nos grands écrans, alors qu’on les croyait habituellement reservés à notre télévision.
Les documentaires ont donc trouvé le chemin de la distribution cinématographique, si bien qu’on voit arriver cet Ovni qu’est ‘Supersize me’, à mi-chemin entre le reportage et l’expérience de laboratoire, entre l’investigation et l’entertainment.

Si le concept même du film peut prêter à sourire, c’est suite à une décision de justice que le brave Morgan s’inflige cette sentence. Il était en effet nécessaire de ne manger qu’à l’enseigne des arches dorées pour pouvoir prétendre prouver que leur nourriture est néfaste pour l’organisme.
Le voilà donc parti pour 30 jours de menu ‘best of’… le rêve de chaque enfant, comme il l’indique. Mais avant son expérience, notre cobaye a bien pris soin de consulter pour faire mesurer tout ce qui était possible et faire évaluer sa forme du moment.

Si les résultats sont plutôt prévisibles (gain de poid impressionnant, tous les indicateurs en alarme), c’est plutôt le cheminement qui est assez intéressant à suivre. Le montage vif et l’alternance du parcours gastronomique avec des interviews et des analyses assez ahurissantes rendent ce ‘docu-tainment’ plutôt sympathique et finalement plein d’informations.
Plutôt que la confirmation de la nocivité des ‘quarter pounder’ et des frites super-size, on voit d’un peu plus près les habitudes de nos cousins yankee, avec parfois un oeil attéré.

Sans être l’investigation la plus poussée qui soit, ‘Super Size me’ se révèle donc intéressant à suivre et suffisamment bien construit pour ne pas perdre ses auditeurs en cours de route. Vu le concept de départ, c’est déjà un petit exploit.

Numériser les cassettes vidéo dans une clé USB

Le monde évolue et presque tous les secteurs se développement également. Le marché technologie est devenu très avancé et il est impossible de l’en empêcher. En effet, le système analogique perd ses forces ces dernières années. Il est remplacé par ce que nous appelons « numérisation ». Ce nouveau système s’avère plus avantageux que l’ancien système ce qui entraîne une forme de pression à aller de l’avant, c’est-à-dire à passer de l’analogie à la numérisation. Les cassettes vidéo sont dans ce cas en attente de numérisation. Pour pouvoir conserver convenablement les vidéos du passé, il est recommandé de passer à la numérisation cassettes dans un autre disque de stockage ou dans une Clé USB. Voici quelques étapes à suivre pour numériser une vidéo d’une cassette dans une Clé USB.

Raccord des matériels

Le principe de branchement des matériels est aussi facile que nous le pensons. Il suffit de relier à partir d’un câble composite ou S-Vidéo à la sortie vidéo du magnétoscope et à l’entrée du module USB de type composite. Parfois, il faudra un adaptateur si le câble n’est pas conforme à la sortie du magnétoscope. Afin de transférer le son, il existe un cordon qui est livré afin de connecter les sorties RCA du magnétoscope avec la Clé USB. L’adaptateur convenable pour ce type de liaison est un adaptateur RCA-Jack. Une autre option est faisable, il faut relier les sorties de la source à l’entrée en ligne généralement bleue de la carte son de l’ordinateur.

Le logiciel adapté

En ce qui concerne le débit de la Clé USB, il faut que celle-ci soit d’un débit de 2.0 afin d’assurer correctement le transfert entre la source et l’ordinateur et surtout pour éviter les pertes d’images. Il faut savoir que les contraintes que nous pouvons rencontrer constituent la reconnaissance par les logiciels des sources de capture audio. Un des logiciels idéals pour la transformation de K7 vidéo est le « Virtual VCR ». L’interface de celui-ci est petite et sa langue utilisée est l’anglais. Ce logiciel effectue également l’encodage à la volée à partir des codecs présents sur un PC. Il détecte les installations futures après un redémarrage du système. Ce type de logiciel dispose d’une fenêtre principale avec huit options courant les différentes possibilités d’opération réalisée par le logiciel. Il est aussi caractérisé par des options de réglages qui sont très utiles à l’optimisation de la qualité de la vidéo.

Le transfert de vidéo

Pour une numérisation de cassettes vidéo, il est nécessaire de manipuler convenablement les différentes options présentées dans le logiciel. Une mauvaise option peut engendre des conséquences inattendus après le transfert de cassette. Il faut également procéder à un réglage de format suivant les options adaptées à nos attentes. Comme le stockage final de la vidéo est la clé USB, il faut aussi le sélectionner comme étant le stockage final de la vidéo. D’autres options de stockages sont aussi à retenir dans le cas où nous n’avons pas de Clé USB. Les choix sont multiples à savoir : le Cd, le DVD et l’ordinateur lui-même.

Street Dancers

Street DancersElgin et David, amis inséparables passent le plus clair de leur temps à faire du break dancing et à rêver de succès. Des paris leur sont lancés, et l’appel de l’argent pour des motifs divers les obligera à révéler
d’ingéniosité pour créer des chorégraphies toujours plus impressionnantes.

Un genre de films a disparu et pourtant il était assez essentiel: c’est les films de sport des années 80. Le schéma, indémodable, était pourtant simple.
Le début, montrant la difficulté du (ou des) héro(s), la rivalité, l’échec, la déprime, la re-motivation et surtout l’étape de l’entraînement en musique. Le tout vient s’achever par un tournoi final forcement gagné par le gentil. On peut croire à la naïveté du réalisateur quand on voit le résultat, et on s’imagine que peut être c’est un vague hommage aux Rocky et autres Karate Kid.

Mais même pas, on dirait que le réalisateur y croit à cette mièvre bluette aux dialogues insipides comme le plus pâle des sitcom. C’est tellement niais par moment ça éblouit l’écran (le jeune noir qui dit à son petit protégé qu’il faut être un bon garçon et ne pas dire de gros mots ou encore l’arbitre qui fait la morale « y’a des gagnants et des perdants, mais au fond vous êtes des winner »). Les jeunes noirs du ghetto ne sont pas crédibles dans leur galère pour trouver 5000 $ alors qu’ils vivent dans une super villa, roulent en 4*4 de luxe de rappeur et que toutes les filles autour d’eux ressemblent à des top-modèles. Si c’est ça la galère des ghettos, y’aura pas mal de gens pour y aller.

Question crédibilité, on retrouve comme caution morale les chanteurs des B2K, Lil’Kim ou encore le fantastique Wade Robson (chorégraphe génial, qu’on peut voir en ce moment dans The Wade Robson Project sur MTV), qui pourtant ne fera pas un pas de danse, juste venu pour coller un label d’authenticité à cette pitrerie collective donc la nauséabonderie n’atteindra son summum que quand les deux ex amis se reformeront pour danser une ultime fois en souvenir de leur jeune pote de 12 ans mort dans une fusillade. Ne parlons pas du jeu des acteurs, puisqu’ils jouent comme dans les clips de rap dont les villas et les biatches ont déjà servis pour ce film.

Quelques clichés sont néanmoins respectés, le méchant est toujours très méchant (pas à moitié, et toujours fourbe) et est, en plus, toujours d’une couleur opposés au héros. Reste les séquences de danses, impeccablement filmé. Indiscutablement drôle mais n’arrivant pas à la cheville de ses
aînés. Il faut se rendre à l’évidence, on ne pourra plus faire des films des années 80 vingt ans plus tard.

Stigmata

StigmataUn prêtre-scientifique (G. Byrne) est envoyé dans un petit village du Brésil pour étudier le cas d’une vierge qui pleure du sang. Quelques temps plus tard, il est envoyé à Pittsburgh pour élucider le mystère d’une jeune femme (Patricia Arquette) qui présente plusieurs stigmates du Christ. Il essaye de faire le lien entre ces deux faits.

Depuis l’Exorciste, beaucoup de réalisateurs ont tenté de reprendre la recette de ce film devenu aujourd’hui culte sans pour autant parvenir à recréer cette atmosphère particulière où la tension croît au rythme de la possession de la petite fille, jusqu’à Stigmata .

Mais à changement d’époque, changement de styles et de traditions : la jeune fille possédée n’est plus une innocente enfant catholique vivant dans un milieu de bonne famille mais une jeune coiffeuse athée préférant les rencontres d’un soir dans des boîtes privées. Le rythme du film est le reflet de ce monde coloré et bruyant : saccadé et alerte, tel un clip vidéo. La réalisation plaira ou fatiguera selon les sensibilités ,mais ne laissera pas indifférente, particulièrement durant les scènes de possession de la jeune femme qui subira les mêmes stigmates que le Christ, scènes sans doute parmi les plus réussies, mais qui ne peuvent néanmoins occulter certaines faiblesses de scénario.

En effet, si la psychologie des personnages est dans l’ensemble bien travaillée (un curé scientifique qui hésite entre son sacerdoce et la science; une jeune héroïne qui ne cherche qu’à vivre sa vie insignifiante et heureuse ; et des prêtres hésitants entre la vérité de l’Eglise et La Vérité), on ne comprend pas toujours le sens du scénario et particulièrement le message qu’il veut délivrer : pourquoi une partie de l’Eglise tente-t-elle de faire taire, par quelque moyen que ce soit, la jeune stigmatisée, dont le seul risque est de dévoiler un Evangile du Christ empli d’espoir et d’amour ? en quoi cela La remet est-elle en cause ? Sans oublier les sempiternelles tentatives d’explication fumeuses de l’origine et de la nature de la possession (ce qu’avait parfaitement réussi à éviter l’Exorciste).

Quoiqu’il en soit ,Stigmata a sans doute les moyens d’envoûter les amateurs de film à tension, et qui sait, parviendra à prendre complètement « possession » de vous !

Steamboy

SteamboyRei Steam, un jeune garçon vivant dans un Manchester alternatif du XIXeme siècle, est un inventeur rêveur, habité par son envie de voler. Il recoit un beau jour via un colis envoyé par son grand-père, lui aussi inventeur, une mystérieuse Steamball qui va l’entraîner dans plein d’ennuis et de folles aventures.

Dire que ‘Steamboy’ n’était que modérement attendu serait un euphémisme. Derrière ce nom assez générique se cache la dernière super production de Katsuhiro Otomo, dont le dernier long métrage remonte à 16 ans avec…’Akira’ (ceci est sans compter la supervisation qu’il a fait sur Spriggan et les « omnibus » comme Memories dont il n’a fait qu’un segment en gardant un oeil sur le reste).
Ce film est d’autant plus attendu qu’il aura fallu plus d’une dizaine d’années de production, de retards, d’annulations et d’une flopée d’ennuis en tous genres avant qu’il n’arrive sur les écrans.

Cela en valait il la peine ? Otomo avec ce film tente un virage vers le film de divertissement, lui qui a, au Japon, une réputation un peu similaire à Oshii, de cinéaste « d’auteur » dans le monde de l’animation. Néanmoins son approche reste extrêmement pointilleuse, intelligente et réflechie, en témoignent tous les designs incroyables présents dans le film, des décors somptueux, et tout ce passé futuriste extrêmement détaillé, un peu réminiscent de Metropolis et d’Akira. Les fans d’ailleurs ne s’y tromperont pas, les références scénaristiques et visuelles d’Otomo sont bien là, montrant bien ainsi qu’on ne peut pas facilement s’échapper du poids d’un tel chef d’oeuvre.

Visuellement c’est tout simplement grandiose, utilisant intelligement la 3D pour des mouvements de caméras bigarés. Le film, malgré tout son temps de production, n’a pas vieilli.
Mais le plus important est que le film est un parfait divertissement, qui fera penser à certains moment à la légéreté « comics-books » d’un Rocketeer. On s’attache à Rei et aux autres personnages, comme Scarlett, ainsi qu’aux méchants, certains rappellant énormément quelques personnages d’Akira.

Steamboy montre qu’il est possible de trouver une voie dans le cinema d’animation de qualité, entre Ghibli et Production I.G. Il ne s’agit pas là d’un petit film mineur à la Spriggan, mais un divertissement majeur.

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